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Mais que se passe-t’il dans nos bibliothèques? Plein de belles et bonnes choses !

Le texte ci-joint a été envoyé au journal "Le Quotidien" en réaction à l'éditorial de M. Yvon Paré, paru dans le Progrès-Dimanche du 12 décembre dernier.

Nous fumes très déçues et même choquées de lire l’éditorial de monsieur Yvon Paré sur les bibliothèques dans l’édition du 12 décembre du Progrès-Dimanche. Cet éditorial, en plus d’avoir un parti pris évident et d’être passéiste, ne cite que les points négatifs en oubliant complètement les efforts faits par les bibliothèques publiques et le Réseau BIBLIO du Saguenay-Lac-Saint-Jean pour promouvoir la littérature dont la littérature régionale.

 

Dans son éditorial, monsieur Paré oublie la mission multiple des bibliothèques publiques telle que définie par l’UNESCO. La bibliothèque publique est une institution polyvalente qui exerce quatre rôles distincts. Un rôle d’éducation joué conjointement avec les établissements d’enseignement et les bibliothèques scolaires. Ce rôle vise plus particulièrement à répondre aux besoins d’auto développement de l’individu ou du groupe quel que soit son niveau d’instruction, en dehors des programmes d’enseignement scolaire et dans une perspective de formation continue. Un rôle d’information dans son milieu, rôle qui s’est développé avec l’accès à des ressources diversifiées grâce aux technologies et aux nouveaux moyens de communication. Les usagers de plusieurs bibliothèques de la région ont maintenant accès de leur domicile, en passant par Internet et avec leur NIP BIBLIO, à des revues et des journaux québécois et à l’Encyclopédie Universalis. Pour les bibliothèques publiques, Internet est un compétiteur mais c’est aussi un outil qui leur permet de mieux jouer leur rôle d’information. Un rôle culturel, puisque la bibliothèque constitue un des principaux centres de vie culturelle dans son milieu. Elle incite la population à participer à diverses formes d’activités artistiques et littéraires représentatives de la culture dans son sens large. Finalement la bibliothèque publique contribue à encourager une utilisation fructueuse des loisirs en offrant des moyens diversifiés de divertissement.

 

Donc, quand la bibliothèque publique invite une nutritionniste à la bibliothèque, elle joue son rôle de formation et d’information. Quand elle propose une initiation à la photographie, elle joue son rôle culturel et de loisirs, la photographie étant un médium artistique et un loisir passionnant. Le répertoire d’activités culturelles remis aux bibliothèques publiques à l’automne 2004 par le Service régional de promotion, d’animation et de diffusion culturelles propose aussi des conférences sur la simplicité volontaire ; la violence et le harcèlement psychologique ; le compostage ; des ateliers d’exploration à l’aquarelle ; des activités d’information sur les animaux pour les jeunes ; des animations sciences avec le club des Débrouillards ; des rencontres avec des professionnels passionnés par le monde des sciences et des technologies ; des ateliers sur la bande dessinée ; etc.. Toutes ces activités sont liées directement avec un ou plusieurs des rôles d’une bibliothèque publique et on retrouve des livres sur tous ces sujets sur les rayons de nos bibliothèques.

 

Monsieur Paré se rappelle d’une époque idyllique où tout ce qui s’animait et bougeait dans les bibliothèques concernait les écrivains et la littérature. Pour vérifier nous avons consulté les répertoires d’activités culturelles 1990-91 et 1991-92 espérant y découvrir la recette parfaite pour animer les bibliothèques. Curieusement, nous retrouvons en 1990-91 une conférence sur la saine alimentation et une autre sur la médecine douce, la même chose en 1991-92 où nous retrouvons la saine alimentation, l’aménagement paysager, des ateliers sur les insectes et des ateliers petits débrouillards. Plus ça change plus c’est pareil, n’en déplaise à la mémoire de monsieur Paré. Quand aux rencontres d’écrivain on en proposait trois en 1991-92 et deux l’année suivante. La programmation de cette année en propose dix. Non, dans les bibliothèques on ne tourne pas le dos aux écrivains en 2004. Le 29 octobre, Annie Sauvageau rencontrait les citoyens de Saint-Edmond-les-Plaines et le 1er décembre Guy Lalancette était reçu à la bibliothèque de Girardville. Marjolaine Bouchard sera à la bibliothèque de Laterrière en janvier, Bernard Couet sera en avril à Rivière-du-Moulin. La bibliothèque d’Alma désire recevoir Michel Dufour et Patrick Sénécal mais comme d’autres bibliothèques, elle est en attente d’une réponse du Conseil des arts du Canada à la demande de subvention déposée par le Service régional. Nous participons aussi au programme « Une naissance, un livre » pour les bébés, nous offrons des heures du conte pour les enfants d’âge préscolaire, un club de lecture d’été pour les jeunes du primaire, des mallettes d’exploration en science et en science-fiction pour les adolescents et les adultes.

 

Nous sommes fiers d’offrir aux usagers des bibliothèques publiques de la région, des activités d’animation découlant des différents rôles de celles-ci. Oui, les clients des bibliothèques publiques sont des usagers et non des lecteurs, parce que nos services s’adressent à tous les citoyennes et citoyens de la municipalité qu’ils soient ou non des lecteurs. Si un citoyen du Saguenay-Lac-Saint-Jean a besoin d’information quelle qu’elle soit, il pourra toujours la trouver à la bibliothèque qu’il soit un lecteur ou non. C’est avec ses taxes municipales et provinciales que ce service est offert, il peut l’utiliser selon ses besoins. Et si ce citoyen non lecteur devenait un jour un lecteur en ayant fréquenté sa bibliothèque au départ pour toute autre raison, nous aurions maximisé notre mission. Et oui ! on parle de documents plutôt que de livres dans les bibliothèques publiques parce que malgré le fait que nous ayons surtout des livres, nous avons aussi des vidéocassettes, des cédéroms, des ressources électroniques en ligne, etc. Nous avons eu, il y a longtemps, des jouets, des disques, etc. et cela n’a jamais empêché le livre de garder sa place prépondérante.

 

Quand à la collection Damase Potvin, si monsieur Paré avait consulté le répertoire d’activités culturelles du Service régional, il aurait pu voir que nous avons constitué, à partir de cette collection, trente-deux expositions de livres qui sont disponibles pour circuler dans les bibliothèques de la région. Neuf bibliothèques les présentent actuellement dans leurs locaux. Les usagers de la bibliothèque de Saint-Prime ont accès à l’exposition Zoom sur les amérindiens ; ceux de Saint-David-de-Falardeau à l’exposition Contes et légendes ; ceux de L’Ascension à Histoire d’une vie.

 

Quand à la « liquidation » du prix littéraire, le CRSBP a mis fin à sa remise parce que le réseau de bénévoles qui animent 55 des 66 bibliothèques de la région ne s’est jamais reconnu dans ce prix et non par paresse. D’ailleurs, nous n’étions peut-être pas les seuls à ne pas accorder d’importance à ce prix puisque le dernier récipiendaire n’a pas jugé bon de venir chercher son prix. La promotion des auteurs de la région auprès des bibliothèques et de leurs usagers a tout de même continué, dans le bulletin d’information Biblio Réseau et par le biais de la Dictée des écrivains qui met en évidence un auteur de la région à chaque année. Il n’y a pas qu’un seul moyen pour promouvoir la littérature régionale. Cette année, l’édition 1986 du Répertoire des écrivains et écrivaines du Saguenay-Lac-Saint-Jean a été mise à jour et est disponible à tous sur le portail du Réseau BIBLIO du Saguenay-Lac-Saint-Jean www.reseaubiblioslsj.qc.ca. Nous avons envoyé un communiqué sur le sujet aux médias de la région, mais à ma connaissance nous n’avons eu qu’un petit entrefilet dans un hebdomadaire. Nous aurions espéré qu’un journaliste qui a à cœur la promotion de la littérature régionale en fasse la diffusion.

 

Contrairement à vous, nous croyons, monsieur Paré, que les bibliothèques publiques de la région jouent leur rôle et que le Réseau BIBLIO continue d’encadrer les bénévoles qui en sont le moteur au moins aussi bien qu’avant. Nous sommes fatiguées d’entendre critiquer les bibliothèques publiques qui offrent des livres pratiques et des best-sellers au détriment de la sacro-sainte littérature. Premièrement, pourquoi critique-t’on les bibliothèques publiques qui proposent des livres pratiques et des best-sellers à leurs usagers et jamais les librairies agréées qui en vendent et les journalistes qui en parlent même s’ils n’ont pas besoin de promotion pour rejoindre les lecteurs, comme l’article de Christiane Laforge dans la même édition du Progrès-Dimanche qui nous parle du best-seller Da Vinci Code. On dirait qu’il y a deux poids, deux mesures, que nous devrions être les seuls à défendre la grande littérature au détriment de la fréquentation de nos institutions. Si les gens préfèrent certains livres à d’autres, ce n’est sûrement pas seulement la faute aux bibliothèques publiques, d’autres institutions ont peut-être une influence sur la situation. Deuxièmement, nous achetons autant d’œuvres de fiction que de documentaires pour constituer une collection équilibrée répondant à nos différents rôles et en respect des normes québécoises pour des bibliothèques de qualité. Les auteurs d’ici ont leur place, leur livre étant acheté systématiquement. Et quand la vie utile d’un livre est finie, nous gardons un exemplaire et nous vendons les autres en espérant que quelqu’un l’achètera et le lira et cet élagage n’est pas fait pour faire de la place aux best-sellers mais pour faire de la place à la production de l’année, auteurs régionaux inclus, et conserver une collection vivante et attrayante pour nos usagers.

 

Nous sommes fiers du travail effectué par le personnel des bibliothèques publiques de la région qu’il soit bénévole ou rémunéré. Avec des moyens restreints, ils offrent à nos concitoyens l’accès à l’information, à la lecture et aux livres pour tous, de façon démocratique et sans censure quelle qu’elle soit.

 

Johanne Belley

Pauline Lapointe

Directrice générale

Présidente

Réseau BIBLIO du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Regroupement des bibliothèques publiques du Saguenay-Lac-St-Jean


Personne-ressource pour ce communiqué

Johanne Belley

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